Paracétamol : les dangers d'un mauvais usage

Paracétamol : les dangers d'un mauvais usage
Conseils santé17 avril 20266 min de lecture

Le paracétamol est l'un des médicaments les plus utilisés pour soulager la douleur et la fièvre. Son efficacité et sa disponibilité peuvent donner l'impression qu'il est sans risque. Pourtant, en cas de surdosage, il peut entraîner des lésions graves du foie, parfois irréversibles. C'est pourquoi son usage doit toujours respecter des règles strictes.

Pourquoi le paracétamol peut devenir dangereux ?

Le principal risque est le surdosage, qui peut survenir plus vite qu'on ne le pense. Il ne s'agit pas seulement de prendre "beaucoup" de comprimés d'un coup : le danger peut aussi venir d'une accumulation involontaire sur 24 heures, par exemple en associant plusieurs médicaments qui contiennent tous du paracétamol (douleur, fièvre, états grippaux, rhume).

Les autorités sanitaires rappellent que le surdosage de paracétamol est une cause majeure d'atteinte hépatique médicamenteuse en France. Le risque est d'autant plus trompeur que les premiers symptômes (nausées, vomissements, douleur abdominale, fatigue) peuvent sembler modérés au début.

Les règles de bon usage à respecter

En automédication chez l'adulte, les recommandations générales sont de :

  • commencer par la dose la plus faible efficace ;
  • respecter un intervalle d'au moins 4 à 6 heures entre deux prises ;
  • ne pas dépasser la dose maximale journalière recommandée dans la notice (et, sauf avis médical, ne pas dépasser 3 g par jour) ;
  • vérifier la composition de tous les médicaments pris en même temps pour éviter le cumul de paracétamol ;
  • demander conseil au pharmacien en cas de maladie du foie, de consommation régulière d'alcool, de poids inférieur à 50 kg, de grossesse ou de traitement en cours.

Chez l'enfant, la posologie dépend du poids : elle doit être calculée avec précision et administrée avec un dispositif doseur adapté.

Situations qui augmentent le risque d'intoxication

Certaines situations exigent une vigilance renforcée :

  • prise simultanée de plusieurs médicaments contenant du paracétamol ;
  • automédication prolongée sans réévaluation ;
  • antécédents de maladie hépatique ;
  • consommation excessive ou chronique d'alcool ;
  • erreur de dosage chez l'enfant.

Un médicament "courant" n'est pas un médicament banal. En cas de doute, il faut toujours demander conseil avant de poursuivre les prises.

Que faire en cas de surdosage suspecté ?

Une suspicion de surdosage est une urgence médicale, même en l'absence de signes immédiats.

  • N'attendez pas l'apparition de symptômes.
  • Contactez rapidement le 15 (ou le 112) ou un centre antipoison.
  • Indiquez précisément le nom des médicaments, les doses et l'heure des prises.

Une prise en charge précoce améliore nettement le pronostic.

Le rôle du pharmacien

Le pharmacien est le premier interlocuteur pour sécuriser l'usage du paracétamol : vérification des doses, repérage des doublons entre médicaments, adaptation selon l'âge et le poids, et orientation médicale si nécessaire.

À la Pharmacie Jean Jaurès, nous vous aidons à utiliser vos antalgiques de façon sûre, efficace et adaptée à votre situation.